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FAQ - Le conseiller
Les conseillers en placements sont-ils honnêtes et intègres?

Oui, oui, et oui. Il ne faut pas douter de leur intégrité et de leur honnêteté. Ils sont rares les Madoff, Enron, Tyco, World Com, Earl Jones, Lacroix, etc., mais ils existent quand même. Ceux-là sont spectaculaires, mais l’AMF publie des radiations et amendes régulièrement concernant des représentants plus que douteux.

Est-ce une bonne chose de dire à votre conseiller «Tiens, prends mon argent durement gagné et qui va servir pour ma retraite et place-moi ça!»?

Pas du tout. Vous devriez être capable de magasiner vos fonds et portefeuilles de fonds de la même manière que la plupart d’entre nous magasinent un ordinateur ou une voiture, sachant poser de bonnes questions pour évaluer la performance d’investissement de vos placements. (Voir le préambule là-dessus.)

Qui croire? Qui écouter.? Il y a des scandales, de la corruption, etc.

Les conseillers malhonnêtes sont l’exception. Par contre, on sait que les conseillers très connaissants ne courent pas les rues non plus. Les «istes» (les économistes, spécialistes, fiscalistes, journalistes, analystes, environnementalistes, généralistes et autres «istes») racontent parfois des «istoires» qui vont faire leur affaire et pas nécessairement la vôtre. À titre d'exemple, il faut savoir qu’il y a des économistes optimistes, d'autres, plus réalistes, et d’autres de nature plus pessimiste. Et parfois, le camp dans lequel ils se trouvent va dépendre beaucoup de «pour qui ils travaillent» et «des objectifs qu’ils poursuivent». D’où l’importance de ce livre qui vous permet de distinguer les fonds et portefeuilles de fonds avec de belles performances d’investissements des «bouffonds».

Malgré ce qui est écrit au point précédent, est-il possible que mon conseiller soit parfois en conflit d’intérêts, qu’il ne m’offre pas toujours ce qui me convient le plus, mais plutôt ce qui convient le plus à l’organisation?

Cela peut arriver qu’il vous offre ce qui convient le plus à lui ou à son organisation et qui n’est pas ce qui vous conviendrait le plus. Il n’est pas toujours facile pour une organisation de faire le maximum de profits (ne vendre que certains fonds qui sont rentables) et en même temps s’assurer que ces fonds «fittent» le plus possible avec votre profil d’investisseur, en vous donnant le maximum de rendements et le minimum de risques.

Comment distinguer le «conseiller à risque» d’un conseiller en qui on peut faire davantage confiance?

Ce n’est pas la scolarisation qui permet de faire la différence entre les deux. Tous les conseillers ne sont pas égaux, pas plus que tous les mécaniciens ou tous les athlètes sont égaux. Travaille-t-il vraiment pour vous, pour l’organisation ou pour lui-même ? Est-il connaissant ? S’il lui manque des connaissances, est-il prêt à investir le temps qu’il faut pour vous offrir des portefeuilles qui se comportent selon les trois critères du point 5 et, en même temps, en respectent votre profil d’investisseur et la Loi sur la conformité ? Est-il limité dans la vente de fonds ou de portefeuilles de fonds ?

Peut-il vous offrir des produits faits sur mesure ou est-il limité à vous offrir des portefeuilles à grand déploiement ? Est-il prêt à travailler avec vous pour vous offrir ce qu’il y a de mieux pour vous ? Si oui, ne le « flushez » pas. Travailler avec. Mais s’il est incapable de bien vous servir, comme vous le méritez, il faudrait songer divorcer, même si ce n’est pas toujours facile à cause de la relation parfois privilégiée que vous avec développée ensemble.

Je n’achèterais pas la voiture compacte d’un fabricant en sachant que c’est la plus «poche pire» sur le marché, juste parce que c’est tout ce que le conseiller a à me vendre. Je veux aller où c’est le mieux pour moi. Je veux la meilleure compacte sur le marché. Je veux les meilleurs portefeuilles, des portefeuilles impressionnants.